Discovery of Houni's Tomb in Egypt

L'Egypte antique a encore ses colcaises mystérieuses,

comme l'histoire des deux tombeaux du vizir Houni.

Deux tombes pour un seul homme, ce qui serait bien sûr étrange aujourd'hui,

l'était déjà à cette époque.

De quoi rendre particulièrement déroutante

la découverte faite fin 2024 dans la nécropole de Saqqara.

Des archéologues découvrent en dégageant de terre un mastaba,

c'est-à-dire un édifice funéraire,

des colonnes de hiéroglyphes aux airs de déjà-vu.

Ça me dit quelque chose.

Je connais ce texte.

Donc je vais chercher les recueils de textes de l'Ancien Empire

pour voir si jamais je trouve ce parallèle.

Et là, tous ces éléments-là collent exactement

avec probablement la plus célèbre des autobiographies connues de l'Ancien Empire,

d'une personne qui s'appelle Houni.

Ce personnage important était le vizir de Pépi Ier, roi d'Egypte,

il y a plus de 4200 ans.

Autrement dit, le deuxième personnage le plus important du royaume.

Problème, on lui connaît déjà une tombe située à Abydos,

à environ 400 km de là.

Alors le mastaba de Saqqara serait-il celui d'un usurpateur ?

Les archéologues écartent rapidement cette hypothèse

quand ils découvrent la fausse porte du tombeau.

C'est par cette porte qu'était censée partir l'âme du défunt.

Et on y trouve bien le nom d'Houni.

Mais rien n'indique que son corps s'y trouve.

Pourtant à Saqqara, Houni aurait été aux premières loges

pour rejoindre Pépi Ier dans son éternité.

L'espérance d'une survie dans l'au-delà est liée à la proximité avec le roi.

Plus on est proche du roi et plus on a de chances de participer à la renaissance du roi.

Alors pourquoi Houni se serait-il fait inhumer si loin à Abydos ?

D'abord, on sait qu'il a été nommé gouverneur de cette province à la fin de sa vie.

On sait aussi qu'à Abydos, un nouveau culte prenait son essor, celui d'Osiris.

Avec ce culte, les égyptiens pouvaient directement s'adresser à la divinité

sans passer par le roi pour espérer voir leur corps renaître à son image.

Et effectivement, dans le mastaba d'Houni à Abydos,

une peinture montre le vizir implorant Osiris en direction du tombeau de ce dieu.

Une mise en scène qui corrobore l'idée d'un Pépi Ier à l'autorité affaiblie.

La fin du règne de Pépi Ier correspond à une période tumultueuse,

faite d'intrigues de cour et de profonds bouleversements de l'ordre social.

Tout porte donc à croire qu'Houni aurait initialement voulu être inhumé à Saqqara,

mais se serait finalement tourné vers la nécropole d'Abydos.

Indice après indice, les archéologues lèvent le voile sur ces énigmes.

Ils nous éclairent sur la fin du premier âge d'or de l'Égypte ancienne.

End of transcript · 438 words

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