Débrief d’une action sur le terrain : soutien policier et refus des milices

Je vous fais un petit débrief de la journée d'hier.

Alors écoutez bien ces stories, hein.

Je le fais pour vous montrer

comment ça se passe sur le terrain,

euh, et pour, ben,

vous motiver, pour certains d'entre vous, à nous rejoindre, à rejoindre nos rangs.

Euh, alors, ça s'est globalement bien passé.

Tout ne s'est pas passé comme prévu,

euh, mais ça, il fallait s'y attendre.

C'est tellement le chaos qu'il y a forcément des imprévus.

Et c'était une première pour nous.

Et, euh, globalement, il y a beaucoup de positif.

Alors le premier point très positif, c'est

que notamment grâce à tous les

contacts

qu'on avait, moi, j'ai pu prévenir toute la police

municipale.

Mes collègues ont

prévenu la BAC, euh, la Nationale

et les CRS et les gendarmes.

On a eu énormément de soutien de leur

part. Euh, ils savent qu'on est avec eux.

On sait qu'ils sont avec nous.

À part le chef de la police municipale

qui est de l'ancien monde,

euh, et qui n'a

pas encore compris certaines choses.

Mais bon, on va s'en occuper, on va

faire passer les messages qu'il

faut.

Euh, de toute façon, il va

le comprendre de lui-même avec

l'évolution des événements

petit à petit. Mais je vais revenir un peu plus loin.

Globalement, tous étaient avec nous et ça a été

vraiment super.

Ils nous ont globalement tous encouragés,

soutenus, remerciés.

J'espère que ça sera comme ça les prochaines fois parce qu'il y en aura

d'autres.

Donc merci les gars. À tous ceux qui me suivent, hein,

de la police, je vous

remercie du fond du cœur déjà pour votre,

votre soutien.

Vous nous avez prévenus sur

les groupes, vous avez vraiment participé au truc et

ça, c'était, c'était super. Autre point très positif, c'est

l'impact qu'on a eu sur la psychologie

des troupes qu'on cherche à contrôler, à

savoir tous les wesh, les jeunes

et moins jeunes qui zonent,

tous les rebeus qui,

qui zonent sur Trashel

et qui regardent de travers.

Euh, et donc ils ont vu pour la première fois

que le

peuple pouvait être présent et qu'on

n'allait pas se laisser marcher dessus par

cette vermine. Négatif,

à savoir le chef des CRS qui en fait à la

base est le chef

de la police municipale qui lui

était peut-être pas au courant de nos

intentions,

mais surtout qui était pas

forcément avec nous.

Alors il y avait le procureur

devant lui, euh, mais

je sais pas, il était obligé de rester dans son

discours officiel et son discours

officiel ne va pas. Le discours officiel,

c'est : c'est l'État qui a le monopole de

la violence légitime. C'est ce qu'il nous a dit.

Il m'a dit : Moi, je veux pas de milice, j'ai

pas besoin de vous, machin bidule.

Il a été très ferme et pas très agréable.

En France, les gars, euh, vous êtes pas assez nombreux.

En face, vous avez des milliers, des

dizaines de milliers,

voire des millions de

personnes qui exploitent notre système et qui en tirent toute la sève jusqu'à ce

qu'il n'y ait plus rien et qui veulent nous détruire.

Votre déontologie est dépassée, elle ne suffit plus.

Vous avez besoin de nous.

Un cadre déontologique, on n'en a pas.

Et que nous, on représente pas l'État,

on représente le peuple.

Je lui ai dit : Mais vous, la guerre civile,

vous allez la voir et là, vous aurez

besoin de nous. Il a dit : Ouais, ça, on verra.

Donc, il a, il a bien

compris, mais voilà.

Donc ça, c'était le deuxième élément négatif et

j'espère que ça, ça va changer.

End of transcript · 605 words

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