Israël, démocratie et torture dans les territoires occupés
Depuis la guerre des six jours,
Israël n'est plus une démocratie.
Israël prive deux millions de personnes
de droits civils et politiques.
Vous pensez cela ?
Je pense que priver deux millions de personnes
de droits civils et politiques
n'est pas une opinion,
mais une réalité.
C'est ce que l'État veut.
Se demander si Israël est une démocratie ou non, est stérile ?
C'est une question stérile.
C'est de plein gré que l'État prive
ces deux millions de personnes de droits civils et politiques.
L'Afrique du Sud n'était pas une démocratie non plus.
Mais le peuple est gouverné
par un très grand homme d'État,
dont le nom devrait entrer dans l'Histoire,
De Klerk, qui...
par étapes, mais très rapidement,
donne en effet à la population,
y compris les noirs,
tous les droits civils et,
semblerait-il, politiques.
Cela se passe aujourd'hui, à travers le monde,
dans pratiquement tous les pays qui sont considérés comme éclairés.
Mais l'État d'Israël
est la seule dictature qui existe aujourd'hui
dans le monde éclairé.
Ce n'est donc pas un hasard
si Israël est le seul État au monde,
dans le monde éclairé,
dans lequel le président de la Cour suprême
a été capable de dire
que la torture peut être utilisée
afin de faire parler les prisonniers arabes.
Tout le monde sait pertinemment
que partout dans le monde
ceux qui ont le pouvoir utilisent la torture,
mais c'est illégal.
Tous les États du monde occidental
l'ont abolie au XVIIIe siècle,
avant même la Révolution française,
il y a 200 ans,
ils ont aboli l'usage de la torture lors des interrogatoires de police.
Tous les pays occidentaux,
même la Russie tsariste.
Mais l'État d'Israël
représente l'arriération d'un corps d'État...
dans lequel il y a un monstre
qui exerce les fonctions de président de la Cour suprême,
seulement pour dire
que l'usage de la torture est permis
quand il est nécessaire dans l'intérêt de l'État.
Cela montre qu'une mentalité de type nazi,
parce que c'est une mentalité nazie,
existe aussi dans notre pays. C'est un fait.
Certes, on peut la trouver n'importe où,
aucun groupe humain n'est à l'abri
d'un tel caractère.
Mais le fait est que dans le système juridique israélien,
ni les juges, ni les avocats,
n'ont contesté cet homme.
Cela en dit long sur la mentalité nazie
qui est dominante ici.
Je suis littéralement submergé
par les demandes de gens qui s'adressent à moi.
Certains veulent me voir,
certains téléphonent ou écrivent.
Je n'exagère pas quand je dis que je suis submergé.
On ne pourrait guère dire que ce que je dis n'a pas d'impact ici.
L'un des sujets que les gens soulèvent
le plus fréquemment quand ils viennent me voir,
et ils viennent de leur propre chef,
est celui du refus de servir
dans les territoires occupés.
Ils viennent m'en parler par dizaines,
je dirais même par centaines.
Ils savent, ils ont découvert -
mais qui ne sait pas aujourd'hui ? -
le monde entier sait,
de l'Australie à la Norvège,
que nous utilisons la torture
dans les territoires.
La torture !
Nous l'utilisons en vertu de l'autorisation donnée
par le monstre qui, il y a seulement trois ans,
était président de la Cour suprême de l'État d'Israël.
Quelqu'un qui, dans la pratique,
est plus important que le président
ou le Premier ministre,
et qui a délibérément légalisé l'usage de la torture
afin de faire parler les prisonniers arabes.
C'est ce que je veux dire par judéo-nazi.
Est-il vrai que vous dites...
Oui, Landau, oui.
C'est lui qui a légalisé l'usage
de la force physique modérée.
En d'autres termes,
il y a des judéo-nazis.
Les judéo-nazis existent.
Cela vous choque ?
Je ne suis pas choqué,
je fais un constat.
Si je hausse le ton, c'est parce que
certaines personnes ne savent pas encore.
C'est pourquoi je crie fort.
Les judéo-nazis existent bel et bien.
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