Discussion on Labor Shortages and Immigration
Vous êtes beaucoup trop ici. Vous faites trop d'enfants et l'État doit
encore s'en
occuper.
D'accord, on va rentrer chez nous. Allez, venez, on rentre chez nous.
Les pensions ne passent plus, madame.
Il n'y a plus assez de jeunes pour soutenir le système.
Vous devez trouver un boulot.
Il y a presque personne. Où sont Bardella, Zemmour, Hanouna et Sarko ?
Ils sont tous rentrés chez eux. Eux aussi étaient étrangers.
Mais où sont passés tous les autres ? Mohamed, Moussa, Sharifi et tout le bazar.
Ils sont tous retournés chez eux, monsieur.
C'est pour ça qu'il y a presque plus personne ici pour récolter.
Mais comment ça ? Retournés où ? Et mes tomates, qui va s'en occuper ?
Ça n'avance pas du tout.
On va y passer la journée.
On pourrait quand même mettre quelqu'un de plus jeune à la casse.
Je fais comme je peux, hein. Les jeunes, ils sont tous partis.
Monsieur, s'il vous plaît, il vous resterait du ruban adhésif à un
euro ?
Ah désolé, moi, je ferme. Vous pouvez aller chez le Français juste
en face, mais
là-bas, c'est dix euros.
Moi, je rentre en Chine.
Ah d'accord.
Monsieur, s'il vous plaît, j'ai très faim. Je veux juste un kebab.
Désolé madame, je rentre en Turquie.
Vous pouvez acheter du bœuf bourguignon pour cinquante euros chez le Français d'en
face. Bonne nuit.
Mais pourquoi tous les travaux sont en pause ici ?
Ils sont tous partis, monsieur. Je peux pas construire un immeuble tout
seul.
Ils vont annuler le contrat. Je suis foutu.
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