Antiracism Movement in France
Tous contre le racisme, tous unis pour la France multicolore.
Bernard-Henri Lévy, il y a eu quelques problèmes,
notamment avec quelques
personnalités juives qui étaient au sein du mouvement.
Il y a eu quelques problèmes du point de vue de qui ?
Du point de vue d'autres personnalités qui n'étaient pas juives et qui vous ont
reproché d'être trop présents. Enfin, de reprocher aux, aux, aux personnalités
juives d'être trop présentes.
Est-ce que vous croyez qu'il faille insister là-dessus ?
Il y a eu en effet des, des minuscules et je crois assez
misérables querelles
de boutique venant de telle ou telle organisation et s'inquiétant de la
présence
de Marek Halter, de moi-même et de l'UEJF à l'intérieur des
SOS
Racisme. Je crois que c'est très...
euh, c'est un épiphénomène et je pense pas que
ce soit très important.
L'événement ce soir, c'est qu'il y a quatre cent mille jeunes
gens qui sont ici sur
la place de la Concorde, qui se sont rassemblés sur des mots
d'ordre de refus de la
haine, de joie, d'antiracisme. Et ça, je crois que c'est un événement sans
précédent en France. Je crois qu'à partir de ce soir,
on peut dire, et ça, ça me
paraît plus important que les accusations des uns et des autres, on peut dire que
l'antiracisme est en train de devenir majoritaire en France.
C'était pas le cas il y a quelques mois encore, quand on a démarré, quand S-,
quand
Touche pas à mon pote a commencé, lorsque nous étions quelques-uns à dire
que les
verrous étaient en train de sauter, que les tabous étaient levés,
que le racisme
était en train de déferler, on n'en était pas là.
Aujourd'hui, je crois que les choses se sont inversées,
qu'un coup d'arrêt a été
donné à la vague de la haine.
End of transcript · 306 words