Reflections on Childhood Struggles
Elle est là tout le temps. Une petite fille
ingrate et solitaire marche et rêve dans les
neiges en oubliant le froid. Si je
la maquille, elle disparaît un peu,
le temps de me regarder faire et se
moquer de moi, oh une petite fille.
Notre enfance, c'est des choses pleines d'émotions et des
fois, c'est difficile.
Une enfance, c'est difficile des fois, mais de chanter ça, euh,
je, je trouve ça formidable, mais on ne change pas.
En quoi ça a été difficile, l'enfance, pour toi ?
Mais je sais pas, on n'est pas sûr. Moi, j'étais pas sûre de moi.
Je pense que c'est comme ça pour plusieurs personnes, mais j'étais pas sûre de moi.
J'étais pas belle, j'avais des grands cheveux longs,
j'avais les, les bras plus
longs que tout mon corps. J'avais de vilaines dents,
j'avais un teint un peu
grisonnant. Euh, je, j'étais pas vraiment bien
habillée. J'avais l'air d'une petite pauvre,
mais en même temps, j'étais remplie
d'amour. Mais j'avais pas l'air d'une fille qui
était remplie d'amour parce que
bon, on n'avait quand même pas beaucoup
d'argent.
J'étais quand même pas très bien habillée.
Euh, je trouvais pas que j'avais des traits
très très féminins.
Euh, j'étais un peu maigre. Euh, j'avais pas beaucoup d'amis parce que
j'avais
envie de rester à la maison avec mes frères puis mes sœurs.
Euh, je sais pas, je me sentais pas vraiment—
j'ai, j'avais l'impression d'être plus grande
que
physiquement que, que, que dans ma tête.
Je sais pas, j'étais pas vraiment très à l'aise avec
moi.
Euh, donc c'est... Et je trouve qu'une enfance,
quand j'allais à l'école, je
haïssais l'école, euh, je faisais un peu abuser de moi
physiquement, genre, euh, on, on me pitchait des balles de neige parce
que bon,
j'avais toujours ces jupes avec ces collants.
Puis les petits me disaient, les, les, les garçons me disaient :
Tu m'apportes pas
des oranges puis des pommes après dîner, je vais te planter après les cours, puis
tu vas voir, ça va aller mal. Puis moi, là, je trouve, je prenais ça au sérieux,
puis j'avais peur. Puis ils me pitchaient des balles de neige
après les mollets,
puis je courais pour m'en revenir à la maison.
Puis là, j'amenais deux, trois pommes, puis quatre,
cinq oranges pour leur donner.
J'avais peur. Je me battais pas à l'école.
Moi, quand quelqu'un me poussait, je repoussais pas ces gens-là.
Je, je me laissais un peu faire. J'étais,
j'étais fragile, je pense.
Une toute petite fille. Une
toute petite
fille.
Oh yeah, yeah.
End of transcript · 428 words