Thévenot et Saporta s’affrontent sur les manifestations étudiantes
Pardon, c'est quoi si ce n'est pas une crise
politique ?
Ah les délinquants euh.
On a eu, on a eu les lycéens.
Les casseurs euh.
Non mais d'accord. Non mais vous faites comme si c'était
déconnecté en fait.
Oui.
Et ben vous avez tort.
Oui.
Et vous avez tort.
Moi, je déconnecte.
Mais je pense que vous avez-
Moi, je déconnecte. Votre fille qui manifesta samedi
après-midi, je la déconnecte
votre fille de ces casseurs.
Je, je vous dis juste que ça s'installe.
Pardonnez-moi madame Thevenot, je vous ai écouté tout à l'heure ressortir
votre loi
sur les mineurs alors que le ministre de l'Intérieur a dit qu'il s'agissait
majoritairement de majeurs.
Il y a des mineurs. Écoutez les informations.
Je vous ai, je vous ai, je vous écoute.
Excusez-moi.
Pardonnez-moi madame Thevenot, je vous écoute et j'ai du mal à garder mon
sang-froid hein, parce que franchement ça fait dix ans,
ça fait, ça fait dix
ans. Je sais absolument pas ce que je viens de
dire si vous écoutiez.
Mais le problème de la Macronie, vous voyez madame,
c'est qu'ils n'écoutent pas,
ils font la leçon. On avait aujourd'hui tout à l'heure--
Mais vous faites, ça fait
dix ans que vous êtes au pouvoir, madame.
Ça fait seize ans que je fais des propositions très concrètes et je ne
mélange pas.
Il y a un moment, je ne comprends pas même comment vous vous
permettez de dire quoi
que ce soit sur-- Comment, comment vous pouvez dire quoi que ce soit
sur le Premier
ministre qui est comme-ci, comme-ça.
Vous faites partie de, de la même vague hein, euh,
saumâtre dans laquelle nous sommes et qui a mis le pays depuis dix ans à genoux.
Et vous êtes là.
Mais vous faites une leçon, là.
Pardonnez-moi, vous êtes sur ce plateau en train de nous
faire une leçon de vertu,
mais je ne comprends même pas.
Mais attendez, dites à Éric Dupond-Moretti de pas
m'inviter, elle est marrante.
Je comprends même pas qu'on continue à donner la parole à la Macronie.
Quand je vois le premier ministre qui est en train de dire, en train de dire
des, des, des choses totalement-
Moi, je suis une politique, on m'invite, je viens.
Eh ben écoutez, mais parce que vous n'êtes pas payée,
vous, en tant que politique.
Ben là, moi, j'aurais bien travaillé aussi.
Ben, ben très bien, soyez ailleurs.
C'est trop facile, madame Saporta. C'est trop facile de faire ce que vous
faites.
Mais parce que vous-
C'est trop facile. Engagez-vous.
L'une après l'autre.
Non, mais engagez-vous et venez, venez défendre le budget à l'Assemblée
nationale,
venez faire des propositions.
Et vous faites des leçons de vertu.
C'est trop facile de s'asseoir sur un fauteuil et de commenter à longueur de
journée.
Et vous faites quoi, vous ?
Prenez, prenez votre risque et venez vous engager.
Qu'est-ce que vous faites ?
Ben je m'engage, en fait.
À faire couler la France.
Mais c'est trop facile.
Ah c'est ça. Ben ça fait dix ans que vous coulez la
France.
Quand on a fait l'union de la place quoi qu'il en coûte, vous étiez bien contente.
Ah mais moi, je trouve. Ah oui, j'étais bien contente.
Bien sûr, j'en ai profité, je m'en suis mis plein les poches.
Et vous dites n'importe quoi.
En même temps.
Non, quand il fallait aussi étudier, écouter les étudiants, on était là pour le
faire. Mais quand vous êtes en train de dire que
répondre aux casseurs, c'est
répondre aux étudiants, ça n'a rien à voir, madame Saporta.
Vous n'écoutez pas. Et c'est vraiment le problème.
Si vous voulez, moi, j'étais la première, mais vous n'écoutez pas et vous n'écoutez
personne. C'est le problème de la Macronie.
C'est que en fait-
Vous faites de la leçon morale, je sais pas ce qu'on attend.
Ça fait des semaines que ça dure ce mouvement étudiant.
Vous faites une capsule là, vous essayez juste de faire une capsule et
du buzz, ça
n'apporte rien.
Je-- alors il n'y a pas de capsule sur LCI,
madame.
Non.
Donc vous voyez, vous, comme quoi vous dites vraiment que des
billevesées.
Donc ça fait des semaines en fait, qu'il y a des moyens, qu'il y a des-
Les gens attendent des réponses.
Mais vous n'en avez pas.
Mais si, j'en ai proposé.
La preuve, vous voyez bien dans quel état est la
France.
J'ai proposé trois choses.
Mais comment vous osez encore faire des leçons de vertu ?
J'ai proposé-
En ayant des résultats aussi médiocres.
Madame Saporta.
Mais c'est honteux, en fait.
Prisca Thevenot.
Plus on vient contre la Macronie.
Prisca Thevenot.
Vous n'écoutez pas, alors.
Mais non. Vous non plus, vous n'écoutez pas.
Madame Saporta, j'ai proposé trois choses très concrètes.
Renforcer les moyens de police et d'assurer la sécurité des
bâtiments et des biens.
Ça a bien marché.
C'est ce qui a été-
Remarquable. Bravo. Alors, ça a été.
Ça a été piétiné depuis
dix-sept-- Mais vous faites partie de ce
gouvernement.
Vous faites partie de ce monde.
En même temps.
Ça fait dix ans que vous êtes au pouvoir.
Mesdames, pas en même temps, parce que c'est passionnant, parce que-
Dix ans, vous êtes au pouvoir. Mais comment vous osez encore ouvrir, en
fait, la bouche, quoi ?
Pardon ?
Mais je comprends même pas. Moi, j'aurais honte,
mais je me couvrirais de cendres
tellement j'aurais honte à la place de la Macronie.
Prisca Thevenot, je voudrais-
Continuez à nous faire, à nous faire la leçon.
Je voudrais que Prisca Thevenot-
C'est génial. C'est génial.
Non mais Prisca Thevenot.
C'est vous qui l'êtes, madame.
À la colère d'Isabelle Saporta, vous avez déjà été confrontée.
Non, mais j'aimerais que vous répondiez. Isabelle, laissons-la répondre un instant.
Merci beaucoup. Non, simplement trois propositions.
Là, il faut éviter une nuit supplémentaire.
Vous pouvez déverser toute votre haine sur moi, très bien.
Ça n'apportera aucune solution à celles et ceux qui commencent à avoir peur pour ce
soir et qui attendent des solutions par rapport aux débris et aux vols et aux
pillages qu'ils ont reçus ce week-end.
Et donc c'est bien de crier, ça n'apporte rien.
Moi, je dis simplement trois propositions et
j'attends votre retour sur ces trois
propositions. Et ensuite, on pourra discuter peut-être sur le fond.
C'est ça que les gens attendent. Première chose :
apporter plus de moyens et faire
revenir celles et ceux qui sont en congé dans nos forces de l'ordre, c'est d'abord
ce qu'ils demandent eux-mêmes, et faire en sorte que les biens privés et
publics
puissent être protégés par du statique par les militaires.
Deuxième chose : faire en sorte qu'il puisse y avoir des
sanctions appliquées
directement. Madame Saporta, vous m'écoutez pas,
vous êtes en train de pianoter
votre téléphone alors que je vous parle et je vous réponds.
Non ça m'intéresse pas parce que comme, comme ça fait quinze fois que vous
racontez
les mêmes choses qui n'ont aucun sens, ça m'intéresse pas.
Mais allez-y, ça intéresse sans doute Éric et Paul
Meeulens, donc-
Moi, ça m'intéresse.
C'est, c'est lunaire.
Ben oui, mais-
Là, c'est un manque de respect, mais c'est pas grave.
Non, cette colère
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