Morts sous Mao : l’ambassadeur de Chine parle de racontars
Mao Tsé-toung a fait déporter, torturer,
assassiner tant de gens, de millions de gens.
Est-ce qu'il y a, est-ce que vous comprenez le sentiment de
beaucoup d'Occidentaux
que, euh, à l'époque, le général de Gaulle se trompait et qu'à
l'époque, ceux qui ve- qu'aujourd'hui, ceux qui veulent traiter avec la Chine
peut-être se trompent aussi ?
Chaque fois que vous m'interviewez,
vous chicanez toujours ces racontars du passé.
Vous n'êtes pas honnête.
Vous appelez ça-
De me poser, de me poser ces questions-là.
Monsieur l'ambassadeur, vous appelez ça des racontars ?
C'est ça, des racontars.
Les millions de morts causés par Mao
Tsé-tung, ce sont des racontars ?
C'est pas, c'est pas juste, c'est pas précis. Oui.
C'est-à-dire ? Qu'est-ce qui n'est pas précis ?
Est-ce que vous avez fait des études ?
Qu'est-ce qui n'est pas précis, pardon ?
Stop. On est--
Aujourd'hui, je,
je, je suis venu, je ne
suis pas venu ici pour discuter avec vous.
Hein.
Ces racontars. Je discute a-avec
vous la situation internationale et d'actualité.
Monsieur l'ambassadeur, l'Allemagne a payé moralement,
financièrement,
judiciairement pour ses crimes.
Il est vrai que certains crimes de guerre n'ont pas été poursuivis, notamment des
crimes de guerre français
ou algériens, voilà,
notamment certains crimes coloniaux. Mais là, on parle de la Chine.
Vous êtes représentant de la Chine.
Alors maintenant-
On ne peut pas, pardon.
Je vous demande de demander aux Japonais de payer les prix
pour leurs crimes de guerre, de guerre de la Deuxième Guerre mondiale,
de la guerre contre la Chine.
Est-ce que vous comprenez, pardon, cependant que cela pèse ?
Le président Xi Jinping, alors il faisait partie de la très haute
nomenclature,
mais même sa famille avait souffert
des purges staliniennes.
C'est vrai, n'est-ce pas ?
Je ne suis pas ici pour discuter avec vous de ces racontars.
Hein.
Je répète encore une fois.
Mais pardon, comment-
Pas la peine de, de dire ça.
Vous parlez si bien français.
On peut continuer de, de parler de la situation internationale.
Vous parlez si bien français.
Vous savez qu'un éminent politique,
éminent, euh,
par, euh, la place de
fait qu'il a eue dans la
politique.
C'est non-sens.
Quand il a parlé de détails de l'histoire concernant-
Ne parlez pas, ne parlez pas.
Concernant la Shoah et a été grandement poursuivi.
Avec moi.
Parler de racontars.
Et soi-disant droits de l'homme.
Oui.
Chez vous, chez-- dans d'autres pays occidentaux,
il y a beaucoup plus
de problèmes des droits de l'homme.
Quel problème ?
Si vous raconte-
Quel problème ?
Ha.
Récemment,
la Chine a publié un rapport sur la
situation des droits de l'homme des États-Unis.
Mh.
Si vous êtes intéressé,
je peux vous fournir tous ces rapports-là.
Vous pouvez voir quelle est la situation, que,
quelle grave de la situation des
droits de l'homme aux États-Unis et
dans d'autres pays occidentaux. Ce sont les mêmes choses.
Mais Monsieur l'ambassadeur, je, je me permets d'insister là-dessus parce
que vous
avez utilisé le mot racontars et il s'agit, pardon, comme les victimes
du Goulag dont la mémoire compte tant,
comme la victime des camps
chinois dont la mémoire compte tant, le mot de racontars a quelque chose de
profondément choquant pour leur mémoire.
Est-ce que vous le comprenez ?
Donc c'est différent. Oui, vous pouvez raconter d'autres choses,
euh, les choses des d'autres pays, mais quand il s'agit de la Chine,
euh, je suis sûr que
ce que vous racontez sont des racontars.
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