Japan Considers Moving Capital from Tokyo
La direction le Japon avec vous ce matin, Solène.
Alors avec une information
étonnante, j'avoue. Un bouleversement potentiel majeur au
Japon.
Et si je vous disais que la France envisage d'abandonner Paris comme sa
capitale
pour la déplacer ailleurs ? C'est exactement ce qui est en train de se
passer ici
au Japon avec Tokyo. Le pays se cherche une capitale
de secours et vient d'ailleurs tout juste de voter une loi pour prévoir
la mise en place d'une ou plusieurs capitales secondaires
capables d'accueillir les principaux services de l'État.
La course est lancée, vous allez voir, treize collectivités locales se sont
d'ores
et déjà lancées dans la compétition, notamment Osaka, qui est la deuxième
métropole du pays, Nagoya ou encore Fukuoka.
C'est très sérieux.
Ces villes mènent en ce moment même une campagne très
active. Osaka, par exemple, a déjà sa mascotte.
Faisons d'Osaka, la deuxième capitale du Japon.
Osaka offre plus de confort et de sécurité, et c'est une
ville stimulante et inspirante.
Ça fait sourire, mais il faut dire que le prestige est
grand, tout comme l'argent
qui pourrait en découler. On parle de centaines de millions de
dollars de retombées
économiques en perspective.
J'imagine que tout ça n'est pas une lubie. Pourquoi une telle décision ?
Eh bien à cause de ça. Écoutez.
Les catastrophes naturelles dévastatrices à répétition qui menacent la capitale.
En l'occurrence, voici ici des images du dernier séisme qui
a frappé
Toride, à une quarantaine de kilomètres de Tokyo,
dans la nuit de samedi à
dimanche. Magnitude cinq virgule neuf, au moins trente-sept blessés.
Mais cette fois-ci, c'est un bilan relativement peu élevé.
Ce que craignent par-dessus tout les autorités,
c'est que la capitale japonaise se
situe ici. Regardez sur cette zone rouge que l'on
appelle
la ceinture de feu du Pacifique qui fait quarante mille kilomètres
de long. C'est une zone qui concentre, tenez-vous bien,
quatre-vingt-dix pour cent des séismes sur Terre.
Plusieurs scientifiques mettent en garde contre la possibilité d'un méga séisme à
Tokyo, c'est-à-dire supérieur à une magnitude de
huit virgule cinq.
C'est ça l'énorme problème. On peut jamais être sûr que ce
séisme va avoir lieu demain ou dans trente ans.
Ajoutez à cela les risques de tsunami, typhons, inondations, glissements de
terrain. L'objectif, c'est donc de trouver une capitale où le
gouvernement japonais
pourrait fonctionner normalement en cas d'incident majeur, comme par exemple,
rappelez-vous, il y a dix jours, ces inondations historiques près de la
capitale
qui ont provoqué la mort d'au moins neuf personnes et mis au
moins mille habitations sous les eaux.
Et puis, on a tous également en tête la catastrophe
de Fukushima, provoquée par le
séisme et le tsunami le onze mars deux mille onze.
Cela avait provoqué la mort de près de vingt mille personnes et il y avait eu des
conséquences jusqu'à Tokyo.
Tout ça nous semble étonnant, mais ce ne serait pas une première un pays
qui change
de capitale.
Rappelez-vous, il n'y a pas moins de neuf mois,
Téhéran remettait le sujet sur la
table. Le président iranien affirmait alors que
la ville était devenue invivable en
raison de la sécheresse, de la posi-, de la pollution et aussi du risque
sismique.
La réalité est que nous n'avons pas le choix.
Ce transfert est une nécessité. Nous ne pouvons pas surcharger cette
région avec davantage de population et de construction.
D'autres pays ont déjà franchi le pas.
Regardez notamment le Brésil, qui a transféré sa capitale de Rio de
Janeiro à Brasilia dans les années soixante, mais également le Kazakhstan,
qui a
déplacé sa capitale, Almaty, à Astana en quatre-vingt-dix-sept.
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