Hamas Attack on Israel Overview
Il est près de six heures et demie du matin quand une pluie de roquettes tirées
depuis Gaza par le Hamas, entre deux et cinq mille selon les
sources,
s'abat sur Israël. Une attaque d'une ampleur inédite qui sert
de
diversion. Elle permet au même moment au mouvement
islamiste de
neutraliser, grâce à des drones piégés, les caméras et les mitrailleuses
automatiques placées sur les tourelles qui jalonnent la barrière de
sécurité entourant le territoire palestinien.
Quelques instants plus tard, des commandos traversent ce mur de fer à
l'aide
d'explosifs ou d'engins de chantier.
Ils prennent d'assaut les postes de contrôle israéliens et éliminent les
soldats de
garde en ce jour de la fête juive de Simhat Torah.
Pendant ce temps-là, d'autres hommes armés entrent en Israël
par la mer ou par les
airs grâce à des ULM de fortune. Trois mille combattants sont
passés et vont mener le plus grand massacre de l'histoire de l'État hébreu.
À Re'im, où se tient en plein désert le festival
techno Supernova,
des milliers de jeunes fêtards ont observé les roquettes s'envoler vers le nord.
Les organisateurs font éteindre la musique et appellent les festivaliers à évacuer.
Les premiers véhicules à quitter les lieux sont pris en embuscade par les pick-up,
les motos et les hommes à pied qui arrivent en sens inverse.
Peu après sept heures du matin, le lieu du festival est investi par des
dizaines de
terroristes qui abattent sans distinction les participants.
Les jeunes fuient comme ils peuvent. Certains se terrent dans des abris de
fortune.
La chasse à l'homme va durer des heures.
Plus de trois cent personnes sont tuées et plusieurs viols ont lieu à cet endroit.
Non loin, les kibboutz de Be'eri, Nahal Oz et Kfar Aza sont
également le théâtre de scènes d'horreur.
Les commandos du Hamas et d'autres factions qui participent à l'attaque
entrent
dans ces communautés frontalières de Gaza.
À certains endroits, les responsables de la sécurité et
quelques habitants tentent
de résister et de repousser les assaillants.
Mais ceux-ci, trop nombreux, déferlent facilement, mitraillant
aveuglément, incendiant les maisons et commençant à
prendre les
survivants en otage: hommes, femmes, enfants et vieillards.
Même scénario de tuerie et d'enlèvement sur les bases militaires de la région, à
Re'im, Nahal Oz ou Zikim.
Sur les réseaux sociaux apparaissent les premières images d'hommes armés dans la
ville de Sderot, au nord de la bande de Gaza,
où quarante-cinq personnes sont
tuées.
Les forces de sécurité israéliennes, qui mettent de longues heures à arriver
sur
les différents lieux pris pour cible, bataillent jusqu'au lendemain pour
éliminer les centaines d'assaillants palestiniens toujours sur le territoire.
En tout, l'attaque du Hamas, baptisée Déluge d'Al-Aqsa,
a fait environ mille
deux cent morts en Israël, d'une quarantaine de nationalités
différentes.
Plus de mille étaient des civils.
Près de trois mille cinq cent ont été blessés et deux cent cinquante-et-une
personnes ont été emmenées en otage.
La majorité ont été kidnappées au festival Supernova et dans les kibboutz.
Les vidéos de leur arrivée à Gaza, sous les coups et les cris de colère de la
population, marquent le début d'un long calvaire pour
elles et pour leurs
proches.
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