Political Response to Violence in France
Jordan Bardella, vous avez même évoqué du terrorisme
d'ultra-gauche.
Euh, la France du chaos est derrière Jean-Luc
Mélenchon. Euh.
Est-ce qu'encore une fois, il faut mettre directement en cause la
responsabilité de
ces élus devant les tribunaux ?
Il faut dissoudre toutes les organisations d'ultra-gauche.
Nous le demandons depuis plusieurs années.
Euh, un certain nombre d'organisations, euh, utilisent la
violence pour créer le chaos, pour semer la terreur
dans notre pays. Et il n'est pas normal que des
organisations d'ultra-gauche
puissent encore avoir pignon sur rue.
Donc, l'une des premières décisions que le
Premier ministre devrait prendre
sera de prononcer la dissolution de toutes les organisations d'ultra-gauche et de
placer les milices Antifa sur, euh, la liste des organisations
terroristes, liste, euh, administrée par l'Union européenne.
Pour rétablir l'autorité et l'ordre aujourd'hui dans les rues de France,
ce qui
n'est pas le cas, on l'a vu encore hier soir jusqu'à
vingt-trois heures.
Qu'est-ce que vous demandez ? Est-ce qu'il faut un couvre-feu,
l'instauration d'un
couvre-feu dans les villes qui sont les plus visées par les pilleurs ?
Est-ce qu'il faut instaurer l'état d'urgence, Jordan Bardella ?
Bah, il faut y mettre les moyens. Euh, on a déployé samedi dans les rues de
Paris, on a déployé samedi dans les rues de Paris
dix mille policiers et
gendarmes. C'est neuf fois moins qu'au pic de
mobilisation des Gilets jaunes en 2018, qui avait vu quatre-vingt-dix
mille fonctionnaires de police et gendarmes déployés dans,
euh, les rues de notre pays. Euh, par conséquent,
il y a eu
manifestement une menace sous-estimée de la part des services de renseignement et
des services de l'État. Moi, ce que je ne comprends pas,
c'est que ça fait
plusieurs semaines, plusieurs jours, que tout le monde se dit, et vous le savez
bien, vous êtes journaliste, tout le monde se dit :
Le 17 octobre va être une
journée importante, va être une journée particulièrement
violente.
Comment est-ce qu'on a pu, à ce point, sous-estimer le risque de
débordement et sous-estimer le risque de menaces ?
C'était une volonté politique de sous-estimer ?
Pardon. Lorsque je pense que c'est une déconnexion
totale
avec la réalité de ce qui se passe en France, quand on entend le maire de
Marseille, le maire socialiste de Marseille,
qui n'est pas politiquement de ma
paroisse, expliquer qu'il n'y avait qu'une seule
compagnie de CRS.
Une compagnie de CRS, c'est environ cent trente à cent cinquante
policiers.
Une seule compagnie de CRS pour la deuxième ville de France, alors c'est que
manifestement, qui est en plus l'une des plus
criminogènes du pays, alors c'est que
manifestement, on a sous-estimé la violence.
Pourquoi est-ce que les Centaures, les véhicules blindés de la gendarmerie,
qui
sont des véhicules parfaitement adaptés pour déblayer une
rue, pour repousser, euh, des individus violents,
pourquoi est-ce que les Centaures n'ont pas été déployés ?
Donc, on voit bien là qu'il y a non seulement
un, une défaillance totale et une
absence totale du pouvoir politique, mais on voit bien par la même occasion que
le
ministre de l'Intérieur a totalement sous-estimé le niveau
de, de violence. Donc maintenant, l'enjeu, c'est de rétablir l'ordre par tous les
moyens légaux possibles. Et c'est précisément ce à quoi, euh, nous
nous attellerons si Marine Le Pen est élue présidente de la République.
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