Innovative Eco-Friendly Racing Car
Elle va vite, elle fait du bruit, elle n'est pas électrique, elle est écologique et elle roule grâce à du vin.
Voici la Twingo qu'on veut tous, sauf que ce n'est pas une Twingo mais une voiture de course française qui s'appelle The Toy, le jouet.
Pendant que la Formule 1 essaye de nous faire pleurer sur le sort des ours polaires tout en brûlant des tonnes de carbone et de résine époxy impossible à recycler,
un homme dans le sud de la France a décidé de faire les choses autrement.
Cet homme, c'est Yannick Baillat, un ancien pilote d'essai de chez Renault Sport,
et visiblement l'ère des Cévennes lui a donné de bonnes idées.
Au lieu de concevoir une énième voiture de course électrique silencieuse comme un aspirateur dépressif, il a créé une vraie voiture de sport.
Sous le capot, on trouve le moteur 4 cylindres 1.8 turbo de l'Alpine A110S, gonflé à 350 chevaux,
le tout couplé à une boîte séquentielle et monté sur un châssis tubulaire et le tout pèse seulement 870 kg.
Mais voici la partie géniale, cette voiture est écolo.
Alors pas écolo à la manière des politiciens qui vous disent de prendre le vélo sous la pluie,
écolo de manière intelligente.
Prenez la carrosserie par exemple, actuellement en polyester, elle va bientôt passer à la fibre de lin et de chanvre,
liée par une résine biosourcée à 50%.
En clair, quand vous l'aurez pliée contre un mur dans un excès d'optimisme,
vous pourrez presque la planter dans votre jardin pour faire pousser tes salades.
Et puis il y a le carburant, et c'est là que la magie opère.
The Toy boit du bioéthanol E85 de 2ème génération, mais pas n'importe lequel,
un éthanol produit à partir de marre de raisin.
Oui, cette voiture roule avec les restes des vendanges.
Elle carbure littéralement au pinard, c'est la chose la plus française qu'on puisse imaginer.
Grâce à tout ça, elle réduit son bilan carbone de 90% tout en crachant 92 décibels de pure joie mécanique.
Yannick et son équipe de chez ERC ont pensé à tout,
des freins sans plomb ni amiantes,
et des pneus qui durent 5 fois plus longtemps que les gommes de course habituelles.
Le développement a coûté 600 000 euros,
et ils espèrent en produire une dizaine l'an prochain dans leur atelier de courrie dans le Gard.
Alors oui, ce n'est pas parfait, et comme le dit son créateur,
ils ne seront jamais à 100% éco-responsables, mais au moins ils s'en rapprochent grandement.
The Toy prouve qu'on peut sauver la planète sans s'ennuyer à mourir.
On peut avoir le bruit, l'odeur, la vitesse, les sensations,
et si en plus ça sent un peu le merlot à l'échappement, qui va s'en plaindre ?
Sous-titrage Société Radio-Canada
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