Analysis of PSG vs City Match
Impossible. Il joue tous les postes ou quoi ?
Erling a raison. La fluidité positionnelle de ce PSG est
démoniaque.
Et tout commence sans ballon. Face au trois un trois deux de City,
Paris multiplie
les permutations défensives. Hakimi sort, Marquinhos coulisse.
Les solutions se referment. Mais il y a autre chose : le pressing en
chaîne.
Quoi ?
Quand Dembélé sort sur le gardien, City parvient parfois à casser la première
ligne
de pression. Normalement, ça libère un joueur.
Normalement, parce qu'à Paris, le pressing continue.
Le Parisien poursuit sur le joueur suivant tout en masquant la ligne de passe.
Hakimi, arrière droit, se retrouve avant gauche.
Le reste du bloc coulisse, pas d'autre solution que le dégagement.
Ballon parisien.
Des rotations folles, défensivement comme offensivement.
On joue trois cent soixante degrés.
Le tout régi par deux principes : la largeur et la profondeur.
Une fois ces espaces occupés, les joueurs peuvent permuter.
Akliouche est lié au départ, zone dans l'axe. Dembouz décroche.
Chassé, croisé. Quand Akliouche quitte la zone,
Warren attaque la profondeur.
Un part, un arrive, un autre en place et le premier,
déjà ailleurs.
Site Map, c'est plus une carte de chaleur, c'est une alerte Hakimi.
C'est lui qui est à l'origine de cette action.
Sans même se parler, Dembélé et Vitinha échangent leurs
positions, le milieu
mancunien hésite.
Mais qui sort au final ? Pas de chance.
Pendant que Cherki quitte le ballon des yeux, l'espace est créé.
Fabian s'y engouffre. Quatre contre deux.
Supériorité numérique, City doit réagir. Sauf que City réagit dans le désordre.
Dias appelle Guéhi, déjà au marquage.
N'entends d'où ?
Guéhi l'écoute. Grave erreur. Akliouche est désormais libre.
Paris explose. Parce qu'ici, on ressort et on accompagne.
Fabian Ruiz, vous vous souvenez ? Au départ, dans sa surface.
Six secondes plus tard, la distance qui le sépare de Cherki est
effrayante.
Il écarte vers le plus doué qui attendait à gauche depuis le Moyen Âge.
Et derrière, une invasion. Six Parisiens, Zahir Emry embarque la défense,
l'espace s'ouvre, mais le pied se referme. Il va pas la chercher. Un-zéro.
Quatre-vingt-dix-neuf secondes plus tard, rebelote.
Par le mouvement, Dembélé étire la défense.
Vous allez par là ?
T'es naïf, toi. Le plus doué, toujours au large. Khusanov surveille.
Enfin presque, parce que les courses parisiennes
l'obligent à fermer l'axe.
Doué à nouveau libre. Un, une, deux, géant.
Dans la surface, l'arrière droit et le milieu défensif.
Golazo.
Normal.
À deux-zéro, le pressing ne désemplit pas. Nouveau dégagement forcé.
Encore de la projection, encore du flair. Trois-zéro en trente-deux minutes.
À la pause, Maresca change tout. He tries so hard to win.
Cherki dehors.
Vas-y.
Et une réorganisation à la relance. Le trois plus un devient un trois plus
deux.
Une solution de passe supplémentaire pour les défenseurs.
City respire et trouve Ndiaye. C'est lui qui centre pour Haaland.
Trois-un. Le rapport de force s'inverse.
Dix tirs à six pour Paris en première période.
Vingt-et-un à cinq pour City en seconde.
Mais cette dynamique est freinée par Donnarumma,
qui offre un cadeau à son ancien
club. Quatre-un, puis quatre-deux, mais trop tard.
Paris s'impose au terme d'un match où les Parisiens ont passé leur temps à changer
de position sans jamais perdre leurs repères.
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