Debate on Education and Freedom
Et du professeur. Alors premièrement, j'aimerais m'excuser.
J'aimerais jouer la carte de la maturité parce qu'il est vrai qu'actuellement, je
vois en face de moi des gens qui ne sont pas forcément d'accord avec moi, mais qui
sont d'autant plus moins d'accord avec moi parce qu'il est vrai que je coupe
beaucoup la parole depuis tout à l'heure.
J'espère que vous comprenez cette passion que j'ai en moi.
C'est une lutte que je porte et à partir du moment où j'entends, c'est vrai,
Louise, toi, dire qu'il faut un retour à l'ordre,
qu'il faut
respecter l'éducation. J'ai un problème avec ça parce que
finalement l'éducation
nationale elle-même nous donne à lire un certain nombre de livres qui nous
appellent justement à la désobéissance civile.
Mais il est là le problème. Vous vous véricitez tout seul,
j'ai pas besoin de le
faire.
Oui, tu m'as dit qu'il ne fallait pas couper.
Je demande à ce que tu coupes pas non plus.
Et promis après, je ne te couperai plus jamais la parole.
Je veux dire par là que vous avez des visions totalement, nous
avons tous autant que nous sommes des visions différentes de
l'éducation.
Ma vision de l'éducation, c'est celle de la liberté.
La liberté, c'est aussi dire à tous ceux qui nous
écoutent ici que les élèves
ont la possibilité de devenir des adultes à l'instant même où ils
veulent le devenir, s'ils veulent devenir des adultes alors
qu'ils lisent comme on
leur a demandé de lire des livres, c'est-à-dire Victor Hugo, La Boétie,
Camus, qu'ils leur appris, qu'ils leur apprennent justement à
s'émanciper de ce
pouvoir-là qui est en train d'être mis en place par notre gouvernement
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