Parcoursup : Mathilde Panot défend sa suppression et la création de places
Mathilde Panot se pose désormais la question de la suite du mouvement avec un
certain nombre de, de revendications, dont celles qui concernent
Parcoursup. Et je voudrais, si vous le permettez, qu'on,
qu'on s'y arrête.
Euh, je rappelle que vous demandez, vous, à la France insoumise, l'abolition du
dispositif, euh, la création de deux cent cinquante mille
places supplémentaires
dans, dans l'enseignement supérieur.
Alors, je voudrais qu'on prenne un cas concret.
Euh, aujourd'hui, vous avez environ, euh, chaque année mille étudiants qui sont
admis en première année à l'université d'Assas, université de droit à Paris.
Euh, si vous supprimez Parcoursup et qu'il n'y
a plus de sélection, vous aurez
peut-être vingt mille, trente mille, quarante mille étudiants qui voudront
s'inscrire à, à Assas. Euh, s'il y a plus aucune sélection, euh,
comment est-ce que vous faites pour accueillir ces vingt mille, trente mille,
quarante mille, euh, par rapport au lieu pour étudier et par
rapport aux
professeurs, euh, qui devront encadrer ces étudiants ?
Comment vous faites ?
Déjà, monsieur Duhamel, je crois que, euh, vous vous trompez un peu sur le nombre
de gens qui, qui veulent aller à Assas. Enfin...
Vous savez combien il y en a chaque année ?
Oui, non, mais il y en a, il y en a un, il y en a d'autres qui veulent étudier du
droit et qui n'iront pas forcément à Assas.
Très bien, mais vous savez combien il y en a chaque
année qui postulent à Assas ?
Non, vous allez me le dire.
Il y en a vingt mille. C'est-à-dire vingt fois plus que ceux qui
sont admis.
Oui, et ben...
Comment vous faites par rapport à cette université pour les accueillir ?
Je vais, je vais expliquer très concrètement.
Quand nous disons que nous créons deux cent cinquante mille places à
l'université,
ça veut dire que, euh, peut-être que tout le monde n'ira pas à
Assas, si c'est ce
qui vous préoccupe.
J'aurais pu, j'aurais pu citer la Sorbonne ou citer
toute autre université, ouais.
Mais pourra aller en tout cas dans les études qu'ils souhaitent faire,
c'est-à-dire
en droit. Ça coûte trois virgule cinq milliards de
créer ces
places-là. Alors, euh, vous voyez, par exemple,
quand on a supprimé l'impôt de
solidarité sur la fortune, si on faisait un impôt de solidarité sur
la fortune, ça
permettrait de récupérer immédiatement dix milliards.
Je vous parle pas du coût, monsieur Panot, je vous parle de la possibilité en
termes de dispositif. Prenons une autre université, la Sorbonne.
Oui.
Très prestigieuse.
Tout à fait.
S'il y a plus aucune sélection et que tout, tout étudiant et tout élève voulant
s'inscrire à la Sorbonne peut s'inscrire à la Sorbonne, comment est-ce que vous
faites pour les accueillir ? Est-ce qu'il y aura suffisamment de places
pour les
accueillir ?
On déterminera... Enfin, essayez pas de, de faire un, un débat qui n'a aucun sens,
monsieur Duhamel. On déterminera évidemment qu'il y a des
locaux, qu'il y a une
nécessité d'agrandir des locaux s'il le faut, de faire en sorte que partout sur le
territoire puissent être ouvertes des formations.
Vous savez, tout le monde ne rêve pas d'être à Paris
ou je ne sais où, hein.
D'accord, mais on est bien d'accord que tout élève
voulant s'inscrire dans telle ou
telle formation pourra le faire. Il y aura plus aucune sélection.
Ah bah, il y aura... La, la seule, la seule chose qui per-,
qui fera en sorte que,
euh, les établissements ne puissent pas
accueillir, c'est s'ils ne peuvent pas
accueillir physiquement. Mais nous, nous voulons mettre à la fois les
professeurs
et nous voulons ouvrir les places en université. Voilà ce que nous voulons.
Pourquoi ? Parce que Parcoursup, aujourd'hui,
est une machine à tri social qui fait
que des jeunes se retrouvent avec des formations qu'ils n'ont absolument pas
souhaitées. Et je rappelle qu'il y a cent vingt-cinq
mille personnes qui ont eu le
bac cette année et qui se retrouvent sans place à l'université.
Donc, nous voulons mettre fin à ce scandaleé.
Pour continuer de bien comprendre.
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