Analysis of European Perceptions on Russia
Européens aimeraient être en, en guerre ouverte avec la Russie.
Moi, je le dis franchement, euh, c'est, ça c'est l'Europe comme
fantasmocratie en fait. C'est-à-dire que toute cette histoire
d'une, d'une Russie
qui voudrait
attaquer l'Europe, envahir l'Europe
est, est un fantasme.
Vous n'y croyez pas ?
Non, c'est-à-dire, je définis les buts de guerre d'une façon,
de la Russie, d'une
façon assez dure dans mon livre et depuis longtemps.
La Russie veut aller jusqu'au Dniepr, ils veulent prendre Odessa,
peut-être transformer une Ukraine croupion en un nouveau satellite,
mais ils s'arrêteront là et ils n'ont aucun intérêt à aller plus loin.
Ils n'ont pas les ressources démographiques,
ils n'y ont aucun intérêt stratégique.
Mais le vrai problème, c'est que le discours européen sur cette
menace
russe existe. Alors, on peut l'interpréter pour une part
en termes psychiatriques.
Psychiatriques, carrément.
Je veux dire, beaucoup des gens qui disent ça sont
sincères.
Donc si, si c'est des paranoïaques existent et donc
certains sont
aux commandes. Mais, mais je, je, je crois
au-delà de ça, euh, il y a quelque chose qui ne va pas en
Europe et qui est,
euh, et qui tombe dans vrai, comment dire, le vrai sujet de mon livre Dislocation
de l'Occident. Tout le but du livre, c'est de montrer, je parle un peu de la
Russie, évidemment, je parle beaucoup de la Chine,
je parle énormément de l'Iran,
mais fondamentalement, pour moi, ce qui est intéressant,
c'est le processus de
dislocation interne, pas simplement de l'Europe,
mais de l'Allemagne,
de la France, du système occidental et des États-Unis.
Et c'est ce processus de dislocation qui produit cette vision
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