French → Turkish transcript
Biraz geri çekilip bakarsak, bu dosyada Türkiye’nin konumu nedir?
Biraz geri çekilip bakarsak, bu dosyada Türkiye’nin konumu nedir?
Ankara’nın mollalar rejiminin çökmesinde bir çıkarı var mı?
Şimdi, bu soruyu sormanıza sevindim, çünkü bu konuda birçok televizyon programında
beaucoup de choses sur de nombreux plateaux télévisés à ce propos.
çok şey söyleniyor. Örneğin, Türkiye ile İran’ın Müslüman Kardeşler
koalisyonu gibi bir ittifak içinde oldukları ya da tam tersine şu anda olanların,
ou au contraire que ce qui est en train de se passer,
İsrail ile Türkiye arasında bölgesel çıkarların yeniden
hizalanması olduğunu duyuyoruz. Neyse, önce temelden başlayalım:
Türkiye ile İran arasındaki sınır, bölgedeki en eski ve en sağlam
1639 tarihli Zohab Antlaşması’yla.
aynı çıkarlara sahip olmayan, hatta rakip olabilen,
ama müttefik olmayan ve hatta fırsat buldukça ortak da olabilen.
Size sadece bir örnek vereyim:
Ayrıca, bu ikisini birbirine bağlayan sözleşme birkaç ay içinde süresi dolacak.
ces deux pays arrive à échéance dans quelques mois.
Yani sadece bu yüzden bile, Türkiye açısından gazını yeniden müzakere etmek için
c'est quand même mieux de conserver le même interlocuteur pour renégocier son gaz.
Donc ce sont deux pays qui sont rivaux et d'ailleurs,
bölgede bu rekabetin kendini gösterdiği çok sayıda alan var.
Son yıllarda da görebiliyoruz ki, daha çok Türkiye, Suriye'de olsun,
Dağlık Karabağ'da olsun, bu sahaların her
birinde her seferinde kazanan taraf. Kürtler söz konusu olduğunda da öyle,
birinde her seferinde kazanan taraf. Kürtler söz konusu olduğunda da öyle,
Ama anlaşılması gereken önemli şey, Türkiye'nin şu anda İran rejiminin
c'est que la Turquie n'a aucun intérêt à ce que le régime iranien chute violemment
çökmesinde hiçbir çıkarı olmadığı.
Türk yetkilileri bunu söylemekten vazgeçmiyor, daha dün yine Türk Dışişleri Bakanı
encore le ministre turc des Affaires étrangères hier,
söyledi, Hakan Fidan,
On yıl Türk istihbaratının başındaydı,
de communication directs avec les Pasdaran, avec les Gardiens de la révolution.
Amerikalıların… İsrailli- Amerikalıların saldırısından hemen sonra Türkler,
rejim içindeki İranlı
muhataplarını bu kanalların hâlâ sürdüğünü göstermek için defalarca aradılar.
Türkler sınırlarına bir sığınmacı akını istemiyor.
Recep Tayyip Erdoğan, Rehber Hamaney’in ölümünün ardından İran halkına
taziyelerini iletti. Ayetullah Hamenei'nin.
İşte, işte bütün bu örnekler, size göstermek için ki rejimin çökmesi Türkiye’nin
çıkarına hiç değil. Elbette bir rekabet var.
yarışma. Size söyledim,
son yıllarda oyunda avantajlı çıkan daha çok Türkiye oldu Son yıllarda, ama İran,
ces dernières années,
Türkiye için İsrail için olabileceği gibi hiçbir
Türkiye için İsrail için olabileceği gibi hiçbir
Türkiye’nin varoluşsal tehdit olarak gördüğü şey, sınırında büyük bir Kürdistan’ın
c'est la création d'un grand Kurdistan à sa frontière.
Türk bakış açısından bir sorun var. Türkler, bildiğiniz gibi,
son aylarda PKK’nin silahsızlandırılmasıyla kendi Kürt meselesini çözmeye
désarmement du PKK ces derniers mois, comme vous le savez,
çalışıyorlar. bu kanalda nasıl ele alındığını.
parce que c'est quand même documenté,
Amerikanların ve İsraillilerin İranlı Kürt gruplara mali destek ve silah desteği
Américains et des Israéliens à des groupes iraniens kurdes, ça,
c'est très compliqué pour la Turquie.
Dolayısıyla sadece bu nedenle bile Türkiye aslında tercih ederdi ki, idealde…
Türkiye'nin istediği, ayakta kalan bir İran rejimi, zayıflamış,
Türkiye’nin çıkarlarına çok fazla müdahale etmeyecek kadar zayıf,
Türkiye’nin çıkarlarına çok fazla müdahale etmeyecek kadar zayıf,
ama bir ülke olarak kalacak ve bir parçalanmayı engelleyecek kadar güçlü, bölgedeki
Kürtlere avantaj sağlayacak bir balkanlaşmayı, ve dolayısıyla muhtemel bir Kürdistan
région et donc éventuellement la création d'un Kurdistan, qui est un no-go,
ki bu işi açık söylemek gerekirse, asla kabul edilemez.
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Original transcript (French)
Si on prend un peu de recul, quelle est la position de la Turquie dans ce dossier ? Est-ce qu'Ankara a intérêt à ce que le régime des mollahs chute ? Alors, je suis ravi que vous me posiez cette question parce qu'on entend beaucoup de choses sur de nombreux plateaux télévisés à ce propos.
On entend par exemple que la Turquie et l'Iran seraient alliés dans une sorte de coalition des frères musulmans, ou au contraire que ce qui est en train de se passer, c'est une sorte de réalignement des intérêts régionaux entre Israël et la Turquie. Bon, on va juste rappeler les bases : la frontière entre la Turquie et l'Iran,
c'est l'une des plus anciennes et des plus solides de la région, 1639 avec le traité de Zohab. Ce sont deux pays qui ont été deux empires, qui vivent côte à côte, qui n'ont pas les mêmes intérêts, qui peuvent être rivaux, mais qui ne sont pas alliés et qui peuvent même être partenaires à l'occasion. Je vous donne juste un exemple : la Turquie importe 15 % de son gaz de l'Iran.
Et d'ailleurs, le contrat qui lie ces deux pays arrive à échéance dans quelques mois. Donc rien que pour ça, pour la Turquie, c'est quand même mieux de conserver le même interlocuteur pour renégocier son gaz. Donc ce sont deux pays qui sont rivaux et d'ailleurs,
il y a de nombreux terrains dans la région où cette rivalité s'exprime. Et on peut le voir ces dernières années, c'est plutôt la Turquie, hein, qui gagne à chaque fois sur ces terrains-là, que ça soit en Syrie, que ça soit au Haut-Karabakh, que ça soit en ce qui concerne les Kurdes, on va y revenir.
Mais ce qui est important de comprendre, c'est que la Turquie n'a aucun intérêt à ce que le régime iranien chute violemment et de manière brutale, quoi, en ce moment. Ça déstabiliserait la région. Les officiels turcs n'arrêtent pas de le dire, encore le ministre turc des Affaires étrangères hier,
Hakan Fidan, qui est l'ancien chef des renseignements. Pendant 10 ans, il a été chef des renseignements turcs, il a conçu des canaux de communication directs avec les Pasdaran, avec les Gardiens de la révolution. Regardez ce qui s'est passé juste après l'attaque américano... israélo-américaine, les Turcs ont multiplié les appels vers leurs contacts au sein
du régime iranien pour montrer que ces canaux conservaient une continuité. Les Turcs ne veulent pas d'un afflux de réfugiés à leur frontière. Recep Tayyip Erdoğan a adressé ses condoléances au peuple iranien après la mort de l'ayatollah Khamenei. Voilà, voilà tous ces exemples pour vous montrer que c'est pas du tout dans
l'intérêt de la Turquie de voir une chute du régime. Bien sûr, il y a une concurrence. Je vous l'ai dit, c'est la Turquie qui tire plutôt son épingle du jeu ces dernières années, mais l'Iran pour la Turquie n'est
pas du tout une menace existentielle comme l'Iran pourrait l'être pour Israël. Ce que la Turquie considère comme une menace existentielle, c'est la création d'un grand Kurdistan à sa frontière. Et là, on a un problème du point de vue turc. Les Turcs sont en train d'essayer de régler leur question kurde avec le
désarmement du PKK ces derniers mois, comme vous le savez, comme on le traite sur cette antenne. Mais les articles qui parlent, parce que c'est quand même documenté, d'un soutien financier et en termes d'armement des Américains et des Israéliens à des groupes iraniens kurdes, ça,
c'est très compliqué pour la Turquie. Donc, ne serait-ce que pour cette raison-là, la Turquie préférerait en fait, dans l'idéal... La Turquie, ce qu'elle aimerait, c'est un régime iranien qui survit, qui est affaibli, qui est suffisamment faible pour pas trop empiéter sur les intérêts de la Turquie,
mais qui est suffisamment fort pour rester un pays et empêcher un morcellement, une balkanisation qui favoriserait les Kurdes dans la région et donc éventuellement la création d'un Kurdistan, qui est un no-go, pour dire les choses clairement.