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C'est un véritable scandale d'État. Le gouvernement a truqué les rapports des services de renseignement pour dire que le 17 octobre, c'est la faute à LFI et à Mélenchon.

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L'Insoumission, vous décrypte les révélations de Mediapart passées sous silence par les médias. Un article de Mediapart est sorti ce lundi 19 octobre au soir.

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Il s'intitule : On nous demande d'écrire que LFI est derrière le mouvement autour du 17 octobre. La fabrique d'un bouc émissaire.

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C'est le nom de l'article. Et dans cet article, un commissaire du renseignement territorial révèle comment le gouvernement cherche à imputer la responsabilité de la journée du 17 octobre à la France insoumise et à Jean-Luc Mélenchon.

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Ce commissaire déclare : Il y a des choses indicibles, mais quand on nous demande texto d'écrire que c'est LFI qui est derrière le mouvement alors que c'est objectivement faux de l'avis général des RT, forcément, on a des décisions politiques. Fin de citation.

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Un major de police en poste en sécurité publique poursuit : Tout est de la faute de LFI. Je ne suis ni adhérent ni électeur de ce mouvement, mais il ne faut quand même pas déconner. Fin de citation.

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Une autre source policière embraye : J'ai été étonné par ces accusations concernant LFI qui serait responsable du chaos de samedi et des saccages. Cette source policière poursuit : Je ne vois pas ce qu'a à voir la France insoumise dans l'histoire de ce fiasco.

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C'est dangereux de politiser ainsi un échec aussi grossier et surtout de ne pas en assumer l'entière responsabilité. Fin de citation.

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D'autres témoignages nombreux suivent et sont accablants.

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Ils montrent que le gouvernement cherche à se dédouaner du fiasco du maintien de la tranquillité publique samedi 17 octobre.

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Tout montre que Macron, Nunes et Lecornu ont planifié le chaos contre la manifestation de masse qui ont réuni près d'un million de personnes partout en France. Le gouvernement poursuit désormais une opération politicienne contre Jean-Luc Mélenchon. Le timing est très réfléchi.

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À six mois de l'élection présidentielle, le leader insoumis est à vingt pour cent dans les sondages. Et au second tour, dans tous les scénarios, des dizaines de mille personnes rejoignent la France insoumise, convaincus par le programme de rupture. L'article de Mediapart révèle donc la vérité au grand jour.

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Et d'autres informations contredisent la thèse du complot de l'ultragauche défendue par Lecornu et le gouvernement.

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Rappelez-vous, ce lundi, Lecornu s'est fondu d'une obscure déclaration.

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Il a dit : On a un mouvement de l'ultragauche qui a envie d'organiser un désordre profond dans le pays jusqu'à l'élection présidentielle. Mais son analyse a été démentie entièrement quelques heures plus tard par la procureure de Paris elle-même.

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On a en face de nous des gens plutôt politisés à l'ultragauche.

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Euh, non, c'est absolument pas ce que je peux, ce que je peux confirmer sur, en l'état de mes informations.

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Sur France cinq, même son de cloche. Dimanche soir, l'ex-préfète de Charente balayait elle aussi la thèse complotiste de l'ultragauche. Un reportage d'une chaîne d'information continue démontre aussi que les profils des mis en cause samedi 17 octobre n'appartenaient pas à l'ultragauche.

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Eh bien, on est bien loin pour la plupart des profils d'ultragauche ou de pilleurs d'opportunités. Souvent, pour ceux qui ont été jugés à Paris, ils venaient de province.

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Et quel mouvement de l'ultragauche serait en cause ?

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La question reste sans réponse. Dans les manifestations et sur les réseaux sociaux, aucun élément ne vient étayer la déclaration du Premier ministre.

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Puis, existe-t-il cinq cent cinquante mille membres de l'ultragauche en France ?

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C'est le nombre des manifestants officiels d'après le gouvernement.

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Non, il en existerait cinq mille d'après les autorités.

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Le but de la manœuvre est donc clair : tenter de disqualifier la France insoumise et Jean-Luc Mélenchon, qui menacent l'ordre politique et économique établi en 2027. Et faire oublier le fait que le gouvernement ne répond à aucune des revendications du mouvement populaire qui résulte de dix années de politique

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macroniste de saccage. Abrogation de Parcoursup, blocage des prix, hausse des salaires, ouverture des dix milliards d'euros de crédits pour satisfaire les revendications des jeunes.

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Toutes ces revendications sont passées à la trappe.

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Cette manœuvre est partagée par de nombreux responsables politiques, notamment de droite et d'extrême droite. Bardella accuse Mélenchon d'être responsable du samedi 17 octobre.

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C'est aussi le cas d'Édouard Philippe, l'éborgneur de gilets jaunes, et de Gérard Larcher, qui va jusqu'à déclarer que la question de l'interdiction de la France insoumise peut être posée. Larcher n'est pas simplement un homme de droite.

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Dans le protocole, c'est le troisième personnage de l'État et il évoque l'interdiction d'un mouvement politique d'opposition.

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Un arc politique se constitue pour relancer le refrain de la faute à la France insoumise et à Mélenchon afin de protéger l'ordre actuel.

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Face au scandale d'État révélé par Mediapart, Manuel Bompard a annoncé ce mardi matin saisir la Cour de justice de la République.

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