Sécurité sociale et fonctionnaires : le débat avec Sarah Knafo
5 min About France
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J'ai entendu tout ce que vous dites sur C'est Nicolas qui paye.
Je pense que soit vous, vous comprenez pas bien comment marche le système, soit vous n'êtes pas tout à fait honnête. Euh, si on regarde qui reçoit quoi et qui finance quoi en France.
Euh, le, l'un des, un des départements qui finance le plus et qui est pourtant le plus pauvre de France, c'est la Seine-Saint-Denis qui finance le plus la Sécurité sociale au huitième rang.
Ça tombe bien. Ouais. Une des plus grosses finances, alors.
Et, et, et le département qui reçoit le plus par habitant, c'est le Var. Donc cette idée que ça serait les classes moyennes qui financeraient les pauvres, en fait, est complètement fausse.
Comptez les retraites, je pense, dans votre calcul.
Ouais. C'est la Sécurité sociale. Vous avez beaucoup parlé de retraites.
Il y a beaucoup de retraités dans le Var.
Notre système est un système solidaire. Ça fausse le calcul.
Les gens qui travaillent financent les retraités et où les biens portants financent les malades.
C'est notre système et c'est un système qui est très important pour la, pour la population. Et donc aujourd'hui, remettre en cause ce système nécessite de dire par quoi on va le remplacer.
Et l'alternative, c'est l'alternative américaine privée où les gens ont une espérance de vie qui diminue pour la première fois dans un pays riche, en dehors de, d'une période de guerre, où le, la richesse produite, euh, par,
consacrée à la santé, c'est dix- dix-sept pour cent du PIB aux États-Unis, alors que nous, on est à douze pour cent et on est à peu près comme le reste de nos voisins.
Euh, et donc, euh, euh, il, il faut dire à, à, à ou à vos potentiels électeurs que votre projet est un projet de scission de la société et qui va vers quelque chose, un système américain.
Monsieur Millon, laissez répondre, si je peux me permettre.
On a compris votre point de vue. Laissez répondre Sara Knafo.
Alors, au risque de vous surprendre, j'étais d'accord avec toute la première partie de votre propos. Malheureusement, vous avez mis trop d'idéologie et de politique dans la seconde partie, mais pour la première partie, je suis d'accord avec tout ce que vous avez dit. Je ne veux absolument pas réduire le nombre de fonctionnaires
dans l'hôpital et je pense que vous ne m'avez pas lue.
Donc, je vais vous offrir mon livre. Pour confirmer, vous ne m'avez pas lue.
Donc, ce que je dis sur le nombre de fonctionnaires, pour répondre point par point, on a aujourd'hui cinq virgule neuf millions de fonctionnaires en France.
Je propose en effet de supprimer huit cent mille postes et je dis partout ailleurs que dans l'hôpital, dans la police, dans la gendarmerie, dans l'armée, etc.
Je cite les fonctions qui sont essentielles, qui sont nos services publics.
Mais ces fonctions-là ne représentent que deux virgule deux millions sur les cinq virgule neuf millions. Donc, vous imaginez bien qu'il y en a beaucoup d'autres.
Mais quels services publics ? Vous voulez que je vous en fasse la liste ?
Ouais, par exemple. Si vous voulez, si vous aimez les exemples, je peux vous en citer.
On va pas faire la liste complète, mais...
Je peux vous en faire quelques-uns. Quelques-uns, puisque je pense que monsieur aime comme moi les faits.
Il est scientifique. On va en citer quelques-uns.
Vous avez aujourd'hui vingt-six mille huit cent soixante-neuf personnes qui travaillent à Bercy, à la fiscalité des particuliers, alors que les déclarations sont, se font aujourd'hui de manière automatique et que tous les croisements de données pourraient permettre de réduire ce nombre de fonctionnaires.
Vous avez vingt mille six cent trente-et-un personnes- Il pourrait permettre de lutter contre la fraude fiscale qui est à peu près cent fois plus que la, que la fraude sociale, par exemple.
On pourrait, on pourrait les utiliser de cette façon.
Et ils sont utilisés de cette façon, n'est-ce pas ?
Plus les particuliers. Là, c'est les entreprises.
Absolument. On va, on va y arriver. On va y arriver. On va y arriver, monsieur.
Ils y luttent déjà, n'est-ce pas ? Est-ce que vous ne pensez pas qu'avec les nouveaux outils qu'avec l'intelligence artificielle que j'espère, vous utilisez aussi dans votre quotidien, vous ne pensez pas qu'on peut réussir à obtenir plus avec moins de gens ?
Je ne crois pas que le discours général de dire il y a trop de fonctionnaires dans le pays, par exemple. Voilà, aujourd'hui, je pense que sur le plan de la santé, vous avez compris que il y a de la mortalité.
Je viens de dire que j'ai exclu la santé.
Je pense que c'est votre domaine de connaissance.
Non, non, non. Moi, j'en connais certains autres.
La, la, la protection maternelle et infantile, par exemple, qui est, qui est financée par le département. Bon, donc, est-ce que vous allez continuer à mettre un budget spécifique sur la, la, la protection maternelle et infantile,
sachant que aujourd'hui, on a une honteuse augmentation de la mortalité infantile ?
Je vais essayer de répondre jusqu'au bout.
Alors, laissez-la répondre, monsieur, s'il vous permet.
Je viens de vous dire que la santé n'était pas concernée.
En revanche, ce que je dis et pourquoi je disais que j'étais d'accord avec vous, vous disiez initialement, je suis très attachée au service public.
Ça tombe bien, moi aussi. Et je pense que quand on est attaché au service public, alors on doit combattre la bureaucratie.
La bureaucratie, c'est le contraire du service public.
C'est ce qui empêche le service d'être rendu au public.
Et puisque vous êtes dans le domaine de la santé, je me permets de vous citer un seul exemple. Notre salarié a deux mille euros net par mois.
Il a versé toute sa vie quatre cent trente-neuf euros par mois pour sa santé.
À la fin de sa carrière, il aura versé deux cent vingt-cinq mille euros et on va lui faire croire qu'il vit dans un pays où la santé est gratuite.
Premier élément d'information pour le public : sa santé n'est pas gratuite.
Une fois qu'on a dit ça, est-ce qu'il est pertinent d'avoir une assurance ?
Oui, je ne vous dis pas qu'il faut supprimer ça.
Mon exemple, mon, ce que je cite dans mon livre, ça n'est absolument pas le modèle américain. Vous savez ce qu'est mon exemple ?
C'est un hôpital public, c'est l'hôpital de Valenciennes, c'est un hôpital français. C'est ça l'exemple que je cite.
C'est un hôpital qui a rendu son pouvoir aux médecins pour lutter contre la bureaucratie. Est-ce que vous aimez cet exemple ?
Est-ce que vous aimez- Non. L'hôpital de Valenciennes, on a des échos avec justement, c'est le bon élève qui fait de la tarification à l'activité, qui choisit ses activités et qui, qui, qui pour être un bon élève, a des, une tendance à sortir de l'esprit du service public.
Élu meilleur hôpital de France. Vous avez des gens qui font des kilomètres pour aller se faire soigner là-bas. Vous avez les médecins qui sont aujourd'hui heureux et qui disent : On ne changerait de système pour rien au monde.
On n'a pas tout à fait les mêmes échos. Moi, je parle à leur médecin. Vous avez raison, je parle quand même pas à des syndicalistes.
On va pas débattre de cet hôpital en particulier. J'aimerais simplement.
Je parle aux médecins.
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