Mode et architecture : le « c’était mieux avant » en débat
3 min Life & society
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Mais alors déjà, excusez-moi, c'est, ce, ce livre, enfin ce sujet est d'un boomer, mais d'une extrême boomerie.
Enfin, le "c'était mieux avant", je peux plus me le blairer.
Euh, pour les vêtements, c'est très simple.
On est passé juste d'une époque où notamment la femme, parce qu'on commente très rarement les tenues des hommes hein.
Je sais pas si vous avez remarqué, mais je suis pas non plus à la Fashion Week avec Charles et Benjamin.
Euh, où on est passé d'une époque où les femmes- Non, nous on t'a rien dit hein.
C'est Estelle qui te critique. Non mais où les femmes subissaient des diktats et étaient mal à l'aise dans leurs vêtements.
Parce que moi, j'ai grandi avec ma mère qui était forcée de mettre des chaussures à talons.
Elle, elle rentrait à la maison les pieds en sang, elle était pas bien, elle s'habillait tout le temps à quatre pattes parce que- C'est peut-être qu'elle avait une mauvaise taille de chaussures aussi.
elle était pas bien, elle s'habillait tout le temps à quatre pattes parce que- C'est peut-être qu'elle avait une mauvaise taille de chaussures aussi.
Non mais attendez. J'ai essayé de marcher toute une journée avec des talons dix.
Ne pas avoir mal aux pieds, c'est élégant. Tu sais ce que tu fais- tu sais ce qu'elle fait ma mère pour ne pas avoir mal aux pieds aujourd'hui ?
Elle met des Geox. Donc voilà. D'accord ?
Donc on est juste passés d'un, d'un monde où les femmes étaient esclaves de ce que les hommes leur disaient de porter à un monde où juste, bah, on se fait plaisir, on fait ce qu'on veut en fait.
Et tu sais ce qui est beau, c'est très subjectif.
Euh, moi, il y a des meufs qui pensent qu'elles sont trop bien habillées, je trouve que c'est des énormes ploucs. Voilà.
Donc moi, mon style, c'est de m'habiller en friperie parce que je trouve ça nul la surproduction et je vois pas l'intérêt d'acheter des trucs neufs à part euh, les sacs à main.
Voilà, donc j'ai un super beau sac. Pour le reste des fringues, j'en ai rien à foutre. Et je vais vous dire, pour ce qui est de, de, l'immobi-, de, de l'architecture, on est à une époque où il n'y a jamais eu autant, euh, d'architectes émergents qui peuvent émerger grâce à la modernité justement.
Et je trouve que ce livre est d'un mépris de classe énorme parce que la France a toujours été moche.
Tu t'es déjà baladée dans des petits villages avec des, des bâtiments qui ont été construits en 1700, 1800, au début du vingtième siècle ? Ils sont immondes. C'est des vieux bâtiments.
J'adore les villages moi. Mais vous ne connaissez pas la France. Oh bah si, si.
Ça, c'est la meilleure du monde ça. Mais je suis désolée de vous le dire.
Ah bah alors là, elle est énorme. C'est dans les quartiers riches que les bâtiments sont beaux.
Quand tu vas dans les quartiers ouvriers, les, les bâtiments sont moches. C'est une réalité.
Alors qu'on leur- on appelle- Estelle, elle a raison.
Enfin, moi, j'étais aux scouts, on allait dormir dans des, dans des, des, des villages, des hameaux.
Oui. Et j'ai grandi quand même dans un monde-- on dormait dans des vestiaires de, de salles de sport.
D'accord. O.K. ? Je dormais dans des endroits, mais atroces.
Et j'ai vu en grandissant les reconstructions de ces établissements qui devenaient géniaux, qui devenaient bien équipés, qui devenaient...
Les architectes étaient des, des jeunes étudiants qui étaient triés sur le volet.
Donc- Parfois, ça n'a aucune cohérence architecturale.
Moi, c'est ça que je reproche. Mais en fait, on peut, on peut dire évidemment, Haussmann, c'était mieux avant.
Mais Haussmann, ça concernait que les plus riches hein.
C'est-à-dire que c'est, c'est d'un mépris de classe.
C'est juste parce qu'aujourd'hui, grâce aux réseaux sociaux, on a accès aussi à des langages un peu moins, un peu plus populaires, un peu plus pauvres.
Mais la réalité, c'est que ça a toujours été comme ça.
Si t'as déjà lu du Zola, tu peux pas dire que c'était mieux avant.
Ça m'est déjà arrivé. Voilà. Bah, t'as lu Zola, tu peux dire que c'était mieux avant ?
Germinal, ça te donne envie ? Non mais attends, mais là, qu'est-ce que tu compares ? Tu trouves ça beau ? Non mais Germinal.
Germinal, ça te donne envie ? Non mais attends, mais là, qu'est-ce que tu compares ? Tu trouves ça beau ? Non mais Germinal.
Ce que Germi-, ce que Zola décrit dans Germinal- Aujourd'hui, on a plein de petites maisons en briques qui sont, qui sont, qui sont de retour aujourd'hui- Ce que Zola décrit dans Germinal et dans La Somme en, ça te donne envie ?
Ce que Proust, euh, euh, décrit dans euh, euh...
Ce que Sartre décrit dans Les Mains sales, ça te donne envie ?
Qu'est-ce qui te prends à citer les grands auteurs là euh ?
Mais parce que c'était ça avant. Victor Hugo, Les Misérables, ça te donne envie ?
Mais j'aime bien un auteur, c'est incroyable.
C'est beau Les Misérables, mais ça te donne envie d'y vivre ?
Non mais, non mais là, vous choisissez des exemples, mais vous choisissez des exemples- Mais c'est une réalité historique et sociologique.
Et en fait, c'est tellement boomer de dire qu'aujourd'hui, c'est pas bien alors qu'aujourd'hui, on a accès à tellement plus de beauté.
RMC Estelle Midi.
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