0:00

Mais alors déjà, excusez-moi, c'est, ce, ce livre, enfin ce sujet est d'un boomer, mais d'une extrême boomerie.

0:07

Enfin, le "c'était mieux avant", je peux plus me le blairer.

0:11

Euh, pour les vêtements, c'est très simple.

0:14

On est passé juste d'une époque où notamment la femme, parce qu'on commente très rarement les tenues des hommes hein.

0:18

Je sais pas si vous avez remarqué, mais je suis pas non plus à la Fashion Week avec Charles et Benjamin.

0:23

Euh, où on est passé d'une époque où les femmes- Non, nous on t'a rien dit hein.

0:26

C'est Estelle qui te critique. Non mais où les femmes subissaient des diktats et étaient mal à l'aise dans leurs vêtements.

0:31

Parce que moi, j'ai grandi avec ma mère qui était forcée de mettre des chaussures à talons.

0:34

Elle, elle rentrait à la maison les pieds en sang, elle était pas bien, elle s'habillait tout le temps à quatre pattes parce que- C'est peut-être qu'elle avait une mauvaise taille de chaussures aussi.

0:39

elle était pas bien, elle s'habillait tout le temps à quatre pattes parce que- C'est peut-être qu'elle avait une mauvaise taille de chaussures aussi.

0:41

Non mais attendez. J'ai essayé de marcher toute une journée avec des talons dix.

0:43

Ne pas avoir mal aux pieds, c'est élégant. Tu sais ce que tu fais- tu sais ce qu'elle fait ma mère pour ne pas avoir mal aux pieds aujourd'hui ?

0:48

Elle met des Geox. Donc voilà. D'accord ?

0:50

Donc on est juste passés d'un, d'un monde où les femmes étaient esclaves de ce que les hommes leur disaient de porter à un monde où juste, bah, on se fait plaisir, on fait ce qu'on veut en fait.

1:00

Et tu sais ce qui est beau, c'est très subjectif.

1:02

Euh, moi, il y a des meufs qui pensent qu'elles sont trop bien habillées, je trouve que c'est des énormes ploucs. Voilà.

1:06

Donc moi, mon style, c'est de m'habiller en friperie parce que je trouve ça nul la surproduction et je vois pas l'intérêt d'acheter des trucs neufs à part euh, les sacs à main.

1:13

Voilà, donc j'ai un super beau sac. Pour le reste des fringues, j'en ai rien à foutre. Et je vais vous dire, pour ce qui est de, de, l'immobi-, de, de l'architecture, on est à une époque où il n'y a jamais eu autant, euh, d'architectes émergents qui peuvent émerger grâce à la modernité justement.

1:28

Et je trouve que ce livre est d'un mépris de classe énorme parce que la France a toujours été moche.

1:33

Tu t'es déjà baladée dans des petits villages avec des, des bâtiments qui ont été construits en 1700, 1800, au début du vingtième siècle ? Ils sont immondes. C'est des vieux bâtiments.

1:41

J'adore les villages moi. Mais vous ne connaissez pas la France. Oh bah si, si.

1:45

Ça, c'est la meilleure du monde ça. Mais je suis désolée de vous le dire.

1:47

Ah bah alors là, elle est énorme. C'est dans les quartiers riches que les bâtiments sont beaux.

1:50

Quand tu vas dans les quartiers ouvriers, les, les bâtiments sont moches. C'est une réalité.

1:55

Alors qu'on leur- on appelle- Estelle, elle a raison.

1:57

Enfin, moi, j'étais aux scouts, on allait dormir dans des, dans des, des, des villages, des hameaux.

2:01

Oui. Et j'ai grandi quand même dans un monde-- on dormait dans des vestiaires de, de salles de sport.

2:07

D'accord. O.K. ? Je dormais dans des endroits, mais atroces.

2:10

Et j'ai vu en grandissant les reconstructions de ces établissements qui devenaient géniaux, qui devenaient bien équipés, qui devenaient...

2:17

Les architectes étaient des, des jeunes étudiants qui étaient triés sur le volet.

2:20

Donc- Parfois, ça n'a aucune cohérence architecturale.

2:23

Moi, c'est ça que je reproche. Mais en fait, on peut, on peut dire évidemment, Haussmann, c'était mieux avant.

2:27

Mais Haussmann, ça concernait que les plus riches hein.

2:30

C'est-à-dire que c'est, c'est d'un mépris de classe.

2:31

C'est juste parce qu'aujourd'hui, grâce aux réseaux sociaux, on a accès aussi à des langages un peu moins, un peu plus populaires, un peu plus pauvres.

2:37

Mais la réalité, c'est que ça a toujours été comme ça.

2:39

Si t'as déjà lu du Zola, tu peux pas dire que c'était mieux avant.

2:41

Ça m'est déjà arrivé. Voilà. Bah, t'as lu Zola, tu peux dire que c'était mieux avant ?

2:44

Germinal, ça te donne envie ? Non mais attends, mais là, qu'est-ce que tu compares ? Tu trouves ça beau ? Non mais Germinal.

2:46

Germinal, ça te donne envie ? Non mais attends, mais là, qu'est-ce que tu compares ? Tu trouves ça beau ? Non mais Germinal.

2:48

Ce que Germi-, ce que Zola décrit dans Germinal- Aujourd'hui, on a plein de petites maisons en briques qui sont, qui sont, qui sont de retour aujourd'hui- Ce que Zola décrit dans Germinal et dans La Somme en, ça te donne envie ?

2:55

Ce que Proust, euh, euh, décrit dans euh, euh...

2:58

Ce que Sartre décrit dans Les Mains sales, ça te donne envie ?

2:59

Qu'est-ce qui te prends à citer les grands auteurs là euh ?

3:01

Mais parce que c'était ça avant. Victor Hugo, Les Misérables, ça te donne envie ?

3:05

Mais j'aime bien un auteur, c'est incroyable.

3:06

C'est beau Les Misérables, mais ça te donne envie d'y vivre ?

3:09

Non mais, non mais là, vous choisissez des exemples, mais vous choisissez des exemples- Mais c'est une réalité historique et sociologique.

3:14

Et en fait, c'est tellement boomer de dire qu'aujourd'hui, c'est pas bien alors qu'aujourd'hui, on a accès à tellement plus de beauté.

3:22

RMC Estelle Midi.

End of transcript · 910 words

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