Pourquoi j’ai quitté la gauche : de LFI aux idées de droite
3 min About France
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Et je suis ici pour expliquer pourquoi est-ce qu'il y a des gens qui se détournent de la gauche et qui commencent à adopter des points de vue dits droitards.
J'ai commencé à me politiser quand j'avais environ...
À mon entrée au lycée, donc j'avais entre quatorze et quinze ans.
Et puis j'ai commencé à tomber dans le piège qui dit que la gauche, c'est gentil et que la droite, c'est méchant. Je me suis plutôt engagé dans les extrêmes.
Donc j'étais à fond chez la France insoumise, je me définissais communiste, j'étais là pour tacler du facho. C'était l'âge en fait.
Et puis je me posais pas de questions, je remettais pas en cause la vérité qu'on me donnait parce que pour moi, c'était forcément vrai.
J'allais aux apéros de la France insoumise parce que je me sentais appartenir à une communauté et à une forme de révolution.
C'était une grosse blague au final. J'ai commencé à remettre en question l'idéologie qu'on me donnait quand je me suis rendu compte que la gauche se soumettait à des luttes identitaires et communautaires qui étaient pas nécessaires en France.
C'est les fameux camps d'été décoloniaux.
Donc quand on a commencé à discriminer une population en fonction de sa couleur de peau, en l'occurrence les blancs, je me suis dit : « Eh, mais c'est du racisme ».
Et on m'a répondu : « Non, c'en est pas parce que mâle blanc hétérocis privilégié, ta gueule ». Du coup, je me suis dit : « Attendez, sous prétexte que je suis, bah, la norme ici, je devrais m'excuser ».
Donc du coup, j'ai commencé à comprendre qu'en fait, c'était surtout des idéaux qui étaient totalement acquis aux causes néolibérales dans le sens du « on défend sa petite communauté, sa petite personne, son petit espace ».
Du coup, je me suis dit : « Mais en fait, ces gens sont des menteurs, ces gens sont des traîtres ».
Et j'avais pas envie d'appartenir au camp des menteurs et des traîtres.
Et il y a les cours où les profs font leur propagande.
Quand on demande pourquoi, il y a Éric Fassin qui répond, c'est un article.
C'est tout. C'est... Ils ont la vérité et vous, vous avez tort.
Ils ont la vertu de « nous, on a fait des recherches en sciences sociales ».
Mais attendez, moi aussi, je peux faire des recherches en sciences sociales si je veux. Enfin concrètement, c'est à la portée de tout le monde.
Donc du coup, ces gens sont dans l'idéologie dominante.
Ils ont raison, vous avez tort. C'est comme ça.
Toutes les luttes progressistes, au-delà du nivellement par le bas, c'est ça.
Dans ma fac, les profs en parlent en permanence.
C'est toujours une vision de la société avec un rapport oppresseur-oppressé. Donc, si vous avez de la chance, vous êtes un oppressé, genre... Et si vous en avez pas, vous êtes un oppresseur.
Donc évidemment, je suis encore une fois le mâle blanc hétérocis, machin, bidule.
En fait, concrètement, non. Les choses peuvent pas marcher comme ça parce qu'on peut pas inventer un coupable imaginaire à toutes ces causes en transposant des problèmes personnels, en les faisant passer pour des faits sociaux et dire : « Ah bah tiens, on a un coupable à exterminer ».
Parce qu'il y a beaucoup de haine derrière ça aussi, je pense.
Et chaque cours, c'était une nouvelle lutte de victimes opprimées, selon ces définitions. Donc d'abord, il y avait les femmes, puis ensuite les homosexuels, puis ensuite les transgenres, puis ensuite les Noirs, puis ensuite les musulmans.
Et à chaque fois, on était dans le « Oh mon Dieu, ces personnes sont opprimées.
Oh mon Dieu, on doit s'excuser pour elles et ramper ».
Je le dis comme ça. Jamais je m'excuserai de ce que je suis parce que, bah, je suis quelqu'un de droit dans mes baskets.
Quand je dis à des gens de ma fac que j'aimerais que la France redevienne la France, je suis le facho. Donc à partir de là, il y a plus de discours possible.
D'ailleurs, c'est toujours les gens qui fuient le débat.
Une fois, j'avais démontré à un mec pourquoi est-ce que le racisme anti-blanc était une réalité et pourquoi est-ce qu'il disait des conneries.
Il a boudé. Enfin, il est parti. Ces gens fuient le débat, en fait, à chaque fois parce qu'ils savent qu'ils ont tort.
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